Qui est… Anas Saghrouni ?

anas Saghrouni

Anas Saghrouni est le président de l’association des Etudiants musulmans de France, aux côtés du vice-président Omar Latrèche.

Fondée en 1989, l’association a son siège à Villeneuve d’Asq et possède plus de 20 antennes en France, ainsi que 500 membres. A l’échelle européenne, l’EMF est affiliée au FEMSYO (fédération européenne des organisations étudiantes et de la jeunesse musulmane).
Saghrouni, 27 ans, a un diplôme de technologie obtenu en 2011 à l’Université de Lille II, ILIS. Il a poursuivi dans la voie du business, en s’inscrivant à l’Université écossaise en International Marketing Management en 2012. Enfin, combinant ses deux domaines de prédilection il a passé un diplôme de master en Marketing des produits de la Santé. Après une expérience dans le domaine de la biotechnologie, il est devenu assistant de produit chez Siemens.
Anas est le fils aîné de Mohamed Taïeb-Saghrouni, un membre du conseil d’administration de l’UOIF.
Il s’est opposé avec véhémence au Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), en affirmant que leurs activités ne représentaient pas l’islam de France.
Il défend l’idée d’un islam politique, français, mais qui n’enlèverait rien à la tradition et à l’identité du musulman, et dénonce l’islamophobie contre la jeunesse musulmane, une cause devenue son cheval de bataille.
« Certains profs sont à cran, pour des raisons idéologiques, estime Anas Saghrouni, président de l’association Etudiants musulmans de France. Après Charlie hebdo, ils exploitent la situation pour exprimer leur islamophobie ou leur racisme. Ils se lâchent, mais ils sortent de leur rôle de fonctionnaire », a-t-il déclaré le 3 juin 2015, accusant la presse et les Français d’instrumentaliser les attentats pour justifier leur islamophobie.

L’affaire Chalghoumi

En juin 2015, Anas s’est attaqué à un ponte de l’islam modéré en France, l’imam Chalghoumi, qui prône le dialogue entre les religions en France, et milite pour libéraliser les esprits des musulmans de France.
Saghrouni a violemment interrompu l’imam lors d’une interview télévisée, fustigeant sa vision de l’islam.
Le président a asséné : « Cette personne ne représente aucun musulman, il est rejeté par tous les jeunes musulmans… C’est une honte pour la communauté musulmane ».
Anas Saghrouni est par ailleurs soupçonné d’avoir été placé à son poste par son père, membre de l’Union des Organisations islamiques de France, pour y répandre l’idéologie des Frères musulmans. D’autres rumeurs lui prêtent une affaire de détournement de fonds, via les caisses de l’UOIF et de l’EMF.

L’EMF en perte de vitesse

L’EMF a compté des élus dans les CROUS voire dans certains conseils universitaires en particulier en 2002 où 11 sièges sur 196 ont été remportés par ses élus. Depuis les élections de 2010, elle n’a plus de représentant dans les CROUS.
Charafeddine Mouslim, l’ancien président de l’EMF, est ancien président du CRCM Aquitaine et à ce titre faisait partie de l’UOIF.
En 2011, Mouslim a fait l’objet d’une plainte pour violences aggravées.
Michèle Tribalat, démographe française, chercheuse à l’Institut national d’études démographiques (INED) a mis en cause le sens que donne l’EMF à la laïcité, de la même manière qu’un journaliste de L’Express, qui a évoqué le double discours de ses dirigeants.
Multipliant les actions de bénévolat, affichant une ouverture sans faille aux étudiants étrangers dans le besoin, proposant son aide à tous les étudiants quelle que soit leur religion, origine,
L’affaire Ahmed Glam, révélée par Le Canard enchaîné a accusé l’EMF d’avoir aidé Sid Ahmed Glam, assassin islamiste terroriste, à se loger dans une résidence étudiante du CROUS.
Anas Saghrouni s’est empressé de démentir les liens du djihadiste avec l’association qu’il préside, et insiste sur l’ouverture d’esprit de l’EMF, qui ne « connait aucune dérive ».
Il est également signataire d’une pétition contre le radicalisme sur un blog de médiapart, avec l’imam Ahmed Miktar de l’UOIF ainsi que d’autres figures modérées de l’islam et du monde musulman en France.