Les dirigeants de la FNEM

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Par la Rédaction

La FNEM (Fédération Nationale de l’Enseignement Privé Musulman) a été créée le 22 mars 2014 par l’UOIF. Cinq directeurs d’établissements fondateurs ont apposé leur signature à la chartre de la FNEM provenant des cinq établissements les plus grands et plus anciens des groupes scolaires musulmans.
Dans cette charte, ils s’engagent à «garantir la liberté de conscience et de culte», à «être ouverts à tous les élèves» et à «dispenser un enseignement conciliant les valeurs de l’école de la République et les valeurs de l’islam».

Les cinq signataires de la chartre sont : Makhlouf Mamèche, du lycée et collège Averroès de Lille, Mohsen Ngazou Directeur d’Ibn Khaldoun à Marseille, Mahmoud Awad, président du collège-lycée Education et Savoir de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Nazir HAKIM Président de l’association Al-Kindi (le groupe scolaire Al-Kindi à Décines, banlieue lyonnaise est un des trois établissements d’enseignement privé musulman reconnu par l’Etat) et Abdelkader Hadjoudja, de l’école primaire la Plume de Grenoble.
L’objectif de la FNEM selon ses propres termes est d’ « œuvrer pour la promotion, la structuration et le développement des écoles et des établissements scolaires musulmans en France, mais aussi concourir pleinement au service public d’éducation français aux côtés de l’enseignement privé catholique, de l’enseignement privé juif, de l’enseignement privé laïque ».
En France, il y a une trentaine d’écoles privées musulmanes dont seules 3 sont sous contrat d’association avec l’Etat. Un des objectifs de la FNEM est de renverser cette tendance. La FNEM maintient un annuaire des écoles musulmanes en France. Seules 5 établissements ont à ce jour signé un accord avec la FNEM.
Elu avec 70% des voix, la FNEM est présidée par Makhlouf Mamèche. Né en Algérie en 1968, M. Mamèche a fait ses études en Algérie avant de les finir à Lille par un DEA en sciences politiques. D’abord professeur de géographie, puis directeur adjoint du lycée et à présent directeur du collège Averroès de Lilles, Il est également vice-président de l’UOIF et membre actif du CFCM (conseil français du culte musulman).

 

Le co-président de la FNEM est Mohsen Ngazou, membre des mêmes cercles que Makhlouf Mamèche. Il est directeur d’un autre ‘poids-lourd’ de l’enseignement musulman, le lycée Ibn Kaldoun à Marseille. Vice-Président de l’UOIF, il est l’organisateur pour UOIF-Sud de la rencontre annuelle des musulmans du sud (RAMS). De plus, il est le directeur du Centre Musulman de Marseille dont il est l’Imam et anime des conférences et séminaires.

 

Makhlouf Mameche a déclaré à l’Agence Education Formation (l’AEF) : «Notre objectif est de devenir l’interlocuteur de l’Education nationale pour négocier les dotations et les contrats d’association avec l’Etat, à l’instar du Secrétariat général de l’enseignement catholique ou du Fonds social juif».
Les fondateurs d’écoles musulmanes espèrent avec la FNEM obtenir plus rapidement la reconnaissance de l’Etat.