Les fêtes musulmanes en France, bientôt fériées ?

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Publié par Ariane S.

A la veille du début du ramadan, le 16 juin, l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) a tenu une conférence de presse à la grande mosquée de Paris, annonçant publiquement la date fixée pour le début du Ramadan, le 18 juin, qui a sonné le glas du jeûne annuel chez les fidèles musulmans de France.

Or cette année, à quelques heures du début des festivités, Amar Lasfar, le président de l’UOIF, a rappelé une des priorités à l’ordre du jour de son organisation : la question des jours fériés pour les fêtes musulmanes de l’Aïd.

Amar Lasfar, président de l’association UOIF, Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris et du prochain président du Conseil Français du culte musulman et Anouar Kbibech, ont répondu en chœur à la question d’une journaliste venue assister à l’évènement. « Nous demandons, en tant que citoyens, que les six millions de musulmans fêtent au grand jour leurs fêtes », a déclaré Lasfar, en citant le rapport de la commission Stasi en 2003, qui préconisait un jour férié pour l’Aïd-el-Kebir et la fête juive de Kippour.
« Les fêtes concernées sont l’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne qui suit le mois de ramadan, et l’Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha, la fête du sacrifice », une occasion de « moments de retrouvailles pour tous les citoyens », a expliqué Lasfar mi-juin, cité par Europe 1, tandis que le recteur de la mosquée de Paris a démenti avoir de tels objectifs.

Un mois plus tard, les musulmans de France ont célébré joyeusement la fin de la fête sacrée, l’Aïd el-Fitr. A la Grande Mosquée de Paris, les dirigeants de la communauté ont prôné en surface « l’unité », malgré les dissensions de taille entre le CFCM et l’UOIF. Kbibech, Lasfar et Boubakeur ont affirmé « se réjouir de cette unit » et entérine leur entente, en s’accordant sur la date de fin du jeûne (le 17 juillet), habituellement pomme de discorde entre les trois institutions qu’ils représentent : le CFCM, l’UOIF, et la Mosquée de Paris.

Mais pour l’UOIF, la question d’imposer une journée chômée en France reste au centre des prérogatives.

Le quatrième pilier de l’islam est massivement observé par les quelque 5 millions de musulmans de France, avec plus de 70% de jeûneurs.