L’Etat Islamique, nous le combattrons sur notre sol

jihad

 Par Jade L.

 

Le 13 novembre, la France a été frappée de plein fouet par le terrorisme islamique. Les experts s’y attendaient et s’accordent à dire que la France et l’Europe n’en ont pas fini avec ce fléau. Des attaques de la même ampleur sont à escompter dans avenir proche : “Le terrorisme peut frapper dans les semaines qui viennent” disait Manuel Valls, Premier ministre français ce matin au micro de RTL

 

Les causes et les raisons de cette guerre déclarée par l’Etat Islamique à la France et au monde libre sont multiples. Certains blâment la politique internationale de ces derniers dans le monde Arabe, d’autres attribuent l’émergence de l’Etat islamique à la barbarie historique ou culturelle du monde musulman.

 

Nous pouvons polémiquer autant que nous le souhaitons sur les racines du mal. Il se trouve que nous nous retrouvons aujourd’hui face à une menace terroriste sans précèdent qui s’est exportée de la Syrie à nos Républiques et qu’il nous faut lutter contre de façon féroce et déterminée.

Si nous ne prenons pas le problème à bras le corps, maintenant, nous nous réveillerons dans 3, 4, 5, 6 mois, 1 an avec la même gueule de bois que le 12 novembre dernier ou au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de Vincennes en janvier dernier.

Si nous ne pouvons rééquilibrer les conflits opposant puissances chiites et sunnites, Etats-Unis et Russie, Rebelles et djihadistes, Turquie et Kurdes, autant de spasmes que d’intérêts économiques et rancœurs géopolitiques et religieuses, nous pouvons au moins agir sur nos sols, sans ingérence aucune.

« Je suis inquiet de notre capacité à combattre cette menace (extrémiste) à l’étranger, mais aussi chez nous », a déclaré dans un communiqué le président de la commission sur la Sécurité intérieure de la chambre, Michael McCaul.

L’Etat islamique nous a frappé en notre sein, a frappé notre jeunesse, nos symboles, nos valeurs, notre liberté. Mme affaibli au niveau de sa base, sur son terrain, en Syrie, l’organisation garde un pouvoir dévastateur à l’extérieur. Sa force de recrutement est phénoménale, on parle de 20 000 recrues venues de 90 pays différents  dont 700 français, selon un rapport remis au conseil de sécurité de l’Onu en février 2015

 

Comment lutter ?

 

Il est crucial de désamorcer les éléments qui facilitent la radicalisation de citoyens français et les vocations à rejoindre les camps de Daesh. De multiples pistes s’ouvrent à nous : l’aspect sécuritaire
(doubler, tripler, quadrupler le budget alloue aux services de renseignements et renforcer les forces de police, mener des opérations sur les réseaux sociaux, terrain favori des recruteurs ), l’aspect social et éducationnel (renforcer les ONG et associations de terrain, équiper les professeurs et renforcer les équipes pédagogiques etc.)

 

L’ennemi intérieur

 

L’aspect prévention sociale et éducationnel passe aussi par l’éradication des composantes salafistes de la société française.

On sait que des éléments issus de l’islam radical diffusent leur idéologie absolutiste et sanglante. Et cela se déroule sous nos yeux, par le biais d’organisations respectables en surface mais qui abritent des éléments radicaux. Nous parlons du CFCM ou de l’UOIF avec des figures telles qu’Ahmed Jaballah, Larbi Bechri, Ahmed Miktar ou Nabil Ennasri, pour ne citer qu’eux.

 

Rappelons que l’islam – notamment sunnite qui représente l’écrasante majorité – ne reconnaît aucun clergé. Comment, à partir de ce constat, laisser penser qu’une organisation, ou plusieurs d’entre elles puissent représenter les quelques millions de musulmans de France. D’autant plus que les instances en question sont traversées par des courants vecteurs de l’islam politique et sont liés à des États étrangers ne respectant pas les principes laïques ni les règles de la démocratie, comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite. Pourquoi et comment accepter que ces Etats viennent exporter et développer au sein de notre République des idées moyenâgeuses et extrémistes et se poser en représentants de plus de cinq millions de musulmans de France, avec l’accord des pouvoirs publics.

La laïcité est une règle de vie en commun pour respecter nos différences et, en même temps, apprendre à les dépasser pour construire ce qui est en commun. Les tensions et les violences que traversent nos sociétés aujourd’hui avec le terrorisme islamique sont le fruit d’intégristes et de fondamentalistes qui ne désirent qu’une chose, le chaos et la fin de nos valeurs et du vivre-ensemble.

 

“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.” (Albert Camus)

Si l’on parle de réforme et de supervision dans les institutions musulmanes de France, on est taxé de religiophobe ou d’islamophobe. Or ce n’est pas le cas. C’est une erreur profonde et dangereuse. On doit pouvoir combattre les intégristes religieux sans que ce soit le cas. Ce n’est pas rendre service à la communauté musulmane de France que de fermer les yeux sur les éléments extrémistes qui se trouvent sur notre territoire. Ne pas nommer les choses c’est ajouter à la misère du monde, Albert Camus avait raison.

 

Il faut utiliser les mots justes, avec précision, nuances. Sans amalgames mais sans faire l’autruche non plus. Quand le terrorisme est islamiste, il faut le dire. Le combat contre l’islam politique ne doit pas être le monopole du Front National, ne leur faisons pas cette fleur, ne les renforçons pas.

Toute critique de l’islamisme devient islamophobe et le FN jubile en se positionnant comme le seul parti, la seule force nationale a ‘’appeler un chat un chat’’, a mettre le doigt sur le problème (avec les mauvaises solutions et les mauvais moyens) mais à parler du problème à traiter.

 

Combattre l’ennemi commun aux musulmans et aux non-musulmans : l’islamisme radical

 

Personne ne doit céder aux pressions et intimidations des salafistes qui pensent pouvoir faire la loi sur notre sol. Ni les élus locaux, ni les intellectuels, ni les citoyens, ni personne. C’est un cri du cœur que nous poussons, pour ne pas voir, demain encore, de nouvelles attaques, de nouveaux engagements pour partir faire le djihad en Syrie et revenir en France perpétrer des attaques.

Le salafisme et les Frères musulmans, et plus largement tous les courants islamistes, sunnites et chiites, instrumentalisent l’islam à des fins politiques et représentent un fléau pour nos sociétés et pour le vivre ensemble.

 

Des jeunes de nos banlieues, nos jeunes sont récupérés, à la sortie des écoles, des mosquées, par des groupes et des recruteurs qui opèrent presque librement sur le territoire français et dans des institutions en apparence représentatives et respectables. Dans cet establishment musulman de France, les pouvoirs publics doivent séparer le bon grain de l’ivraie.