Qui est… Mohsen N’gazou ?

wermita

Par la Rédaction

Mohsen N’gazou a réalisé de nombreux projets pour l’islam de France, qui ont porté leurs fruits. Né en Tunisie en 1957, il a débuté sa carrière comme professeur de Mathématiques, avec l’obtention d’un diplôme de doctorat dans le domaine. Très concerné par les questions d’éducation, et rhéteur très apprécié, il est engagé dans des questions pédagogiques, et à la position à adopter envers les jeunes musulmans de France pour préserver l’identité musulmane, sujet de bon nombre de ses conférences.

N’gazou est le proviseur de l’école Ibn Kaldoun, dans le quartier de la Cabucelle à Marseille, et imam à la mosquée du même quartier. Ancien vice-président de l’UOIF, et président du RAMS (Rencontre annuelle des Musulmans du Sud), une association qui organise régulièrement des conférences sur tous les thèmes touchant l’islam, il fonde sa morale sur celle des Frères musulmans, citant parfois l’ « épitre » de Hassan al-Banna, le fondateur de la confrérie en Egypte, ainsi que ses disciples, comme son petit-fils Tariq Ramadan, Hani Ramadan, ou encore Youssef al-Qaradaoui, théoricien important en Europe, qui délivre et juge des fatawa sur le continent, et préside l’Union internationale des savants musulmans.

Dans un texte intitulé « les défis éducatifs que rencontrent la jeunesse musulmane en Occident », Ngazou utilise des références au fondateur des Frères musulmans égyptiens, Hassan Al-Banna pour justifier son idéologie.

Ces penseurs, auxquels s’apparente N’gazou, représentent la direction intellectuelle des Frères musulmans en Europe. En tant qu’ex-membre de l’UOIF, il défend l’idée d’un islam politique, et d’une citoyenneté musulmane et persuade la jeunesse musulmane de France de protéger et faire vivre l’identité islamique face aux défis de l’occident. Il a condamné cependant à plusieurs reprises les attentats djihadistes et le monopole de la terreur des islamistes radicaux.

Ce Tunisien originaire de Sousse a par ailleurs fondé en 1987 une association dans la ville de Woippy, l’ « Association Islamique Clémence », qui a promu la construction d’une mosquée accueillant des milliers de fidèles depuis son inauguration en 2008. Pour ce projet d’envergure, N’gazou est parvenu à récolter plus de 3 millions d’euros de fonds publics et de donateurs parmi les fidèles musulmans.

De surcroît, l’établissement que dirige Ngazou, le collège Ibn Kaldoun est sous contrat d’association avec l’Etat depuis le 23 mai, ce qui permettra à l’établissement de s’agrandir.
La Banque islamique de développement, basée en Arabie saoudite, a participé aux travaux de rénovation de l’école, afin d’accueillir près de 400 élèves dans les années à venir.
N’gazou réside depuis son immigration à Marseille, où sa renommée n’est plus à prouver et est marié à une certaine Sheina N’gazou et père de famille.

Lors d’un voyage en Tunisie en 2007, il aurait été arrêté puis relâché très rapidement par les services de sécurité.