Qui sont les Etudiants Musulmans de France (EMF) ?

EMF

L’organisation pour les Etudiants Musulmans de France, fondée sous le nom de l’UISEF, Union Islamique des Etudiants en France, en 1989, a changé son nom en 1996 pour EMF.
Cette association de loi 1901, compte, selon ses déclarations, aujourd’hui 21 sections, un peu partout en France.

 

L’organisation a aussi compté des élus dans les CROUS (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires), voire dans certains conseils universitaires – en particulier en 2002 où elle a chiffré jusqu’à 11 élus. Depuis les élections de 2010 et après de nombreuses critiques, elle n’a plus de représentant dans ces centres.

 

De fait, lors des élections des représentants étudiants aux CROUS (qui gèrent les résidences et restaurants universitaires), les Etudiants Musulmans de France ont enregistré une percée avec 7% des suffrages, soit 11 élus sur 182… Au scrutin précédent, ils n’avaient obtenu que 1,6% des suffrages.

 

Pour l’EMF, ce succès est le résultat du travail effectué sur le terrain depuis plus de dix ans et le signe du retour des jeunes vers un islam parfois délaissé par leurs parents. De ce fait, les étudiants musulmans qui rejettent les accusations de prosélytisme et d’entrisme, revendiquent leur respect de la laïcité par la voix de leur président. Mais certains membres d’autres organismes comme l’INED ou encore l’UNI ne cachent pas leur scepticisme.

 

Pour Michèle Tribalat, directrice de recherche de l’INED : « Ils ont tendance à penser que la laïcité signifie que qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent, et notamment promouvoir leur religions. » ou encore le délégué national du second qui pense que les membres de l’EMF détournent les CROUS de leur mission originelle pour en promouvoir les idées de la religion musulmane et de l’islam en général.

 

Pourtant le but affiché de ce mouvement est simple : aider et suivre les étudiants musulmans tout le long de leurs années universitaires afin de leur donner une chance de pouvoir faire de grandes études.

 

En effet, l’EMF se consacre à l’amélioration de la vie étudiante en veillant à leur bien-être et à l’épanouissement de tous les étudiants en les guidant et soutenant. Elle prône aussi le dialogue et l’ouverture pour créer un climat de confiance. Et elle se dit ouverte à tous sans condition de religion.

 

Anas Saghrouni, qui est le président de l’EMF n’a jamais caché son soutien inébranlable aux palestiniens. Concernant son ancien président, Charafeddine Mouslim, il tenait aussi ce rôle au sein du CRCM Aquitaine et à ce titre faisait partie de l’UOIF. Mais, en 2011, il fait l’objet d’une plainte pour violences aggravées sur le fond de concurrence pour la direction de la mosquée de Cernon, dirigée par l’association des musulmans de Gironde dont ce dernier est devenu secrétaire général.

 

Une affaire vient il y a quelque temps une fois de plus ébranler la crédibilité de l’EMF, lorsque le Canard enchaîné indique que les EMF ont aidé Sid Ahmed Glam, assassin islamiste terroriste, à se loger dans une résidence étudiante.

 

Quoiqu’il en soit, l’EMF ne perd pas espoir et cherche toujours à montrer le bien qu’il veut faire auprès de ses étudiants.