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Le scandale Baraka City
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Le président de l’association de « charité islamique » BarakaCity s’est retrouvé sous les feux des projecteurs ces derniers jours, emportant dans sa dégringolade la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Dimanche 23 janvier, Idriss Sihamedi, de l’ONG Baraka City, active en Syrie, a défrayé la chronique sur le plateau du Supplément, animé par Ali Baddou.
Craignant le malaise, Sihamedi a manqué de se « laver de tout soupçon » lorsque, interrogé sur l’Etat islamique, il a refusé de condamner fermement leurs actions, pointant plutôt du doigt « toutes sortes d’exactions », le tout après avoir affirmé qu’il ne sert pas la main à une femme.
La ministre de l’Education, crispée, s’est contentée d’afficher un sourire nerveux, avant de réagir brièvement.
«Je crois que c’est une association qui porte une façon de voir les choses qui n’est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l’aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n’ajouterai rien», a-t-elle bafouillé, sentant déjà la plèbe la siffler de toute part.
S’il s’agit là tout de même d’une certaine condamnation des propos de Sihamedi, dont l’association dépend de la branche française des Frères musulmans (UOIF), ce ne fut pas l’avis de la classe politique, qui s’est empressé de lui mettre un soufflet.
Emblématique d’un islam identitaire, qui frôle le salafisme mais prône en plus l’implication politique en terre « non-islamique », à la lumière des écrits des Frères musulmans et de son fondateur, Hassan al-Banna, BarakaCity est plus qu’une simple association de charité. Il s’agit de l’incarnation d’une dérive « acceptée » et « intégrée » dans les consciences. Très populaire chez les jeunes, l’ONG n’hésite pas à rejeter l’occident et à blâmer, à la manière d’un Tariq Ramadan, l’islamophobie en permanence.
Suite au tollé, et à la fermeture temporaire de son compte par Twitter, il a crié à un « complot médiatique », islamophobe, au piège et prévenu sur le réseau social qu’ «il est fort et qu’il se battrait ». Drôle de message pacifique, suite à une simple question sur les répercussions de son ONG en Syrie.
« Ce n’est pas équitable, ce n’est pas juste, de me poser la question parce que je suis musulman », a-t-il affirmé avant de se dire « gêné de la question ».
Aucun rapport, pourtant, avec sa religion, mais plutôt avec son activité professionnelle.
L’association, qui aide notamment les migrants en France, dit intervenir dans 22 pays, « principalement en Afrique », pour aider les musulmans persécutés, mélangeant propagande religieuse et humanitaire. L’association fait recette, avec plus de 16 millions d’euros reçus depuis 2013.
Accusée à plusieurs reprises de dérives, soupçonnée de financement des entités terroristes, l’ONG a fait l’objet de plusieurs perquisitions, notamment après les attentats de novembre, mais sans succès pour les autorités, qui n’ont rien prouvé d’illégal dans les activités de l’association. Sihamedi a fait partie de ces dénonciateurs de l’Etat d’urgence aux côtés du collectif contre l’Islamophobie, une autre nébuleuse de la jeunesse active des Frères musulmans.
En outre, un membre de BarakaCity, Moussa Ibn Yacoub, est emprisonné au Bangladesh depuis le 22 décembre 2015 pour « activités suspectes ». Il a été accusé d’utiliser une autre identité que son état civil (Puemo Maxime Tchantchuing) et n’a pas déclaré ses activités aux autorités. Il s’était rendu sur place pour venir en aide aux réfugiés Rohingya, une minorité musulmane persécutée en Birmanie.
« Finkiekraut taisez-vous pour le bien de la France »
Un autre scandale a agité le monde de la télévision ce mois-ci. Il s’agit de l’intervention d’une jeune femme en pleine émission politique présentée par David Pujadas, qui accueillait le philosophe et académicien Alain Finkielkraut. Wiam Berhouma, « une jeune femme de confession musulmane, professeur d’anglais dans un collège », a souhaité s’adresser au philosophe depuis les bancs du public.
Après une longue diatribe contre la France et son islamophobie « institutionnelle », Berhouma s’en est pris à Finkielkraut, elle a qualifié de « pseudo intellectuel, qui encourage les attaques contre les musulmans. Le caractérisant ensuite de « semeur de haine et de discorde », elle s’énerve, pour finalement conclure : « pour le bien de la France, taisez-vous ».
Berhouma fait partie du mouvement de la Marche des femmes pour la Dignité, lié au Parti des Indigènes de la République, et son intervention avait été annoncée sur les réseaux sociaux.
Décidément, Tariq Ramadan et sa clique semble avoir mis en marche la machine, et envoyé ses jeunes au front pour combattre…la République.