Un ex “frère” poursuivi par Amar Lasfar pour “diffamation”

Lasfr
Ariane S.

 

Un ancien Frère musulman mis en examen pour diffamation par le directeur de l’UOIF, Amar Lasfar, pour son combat contre l’islamisme.

Mohamed Louizi le confesse : “J’ai quitté le Maroc le 19/11/1999, j’étais islamiste, frère musulman. Seize ans plus tard, jour pour jour, le 19/11/2015, je suis mis en examen pour avoir « commis » six articles, critiquant l’islamisme et les Frères Musulmans”, dans un article consacré à son procès le 19 novembre sur Médiapart.

 

C’est au TGI de Nanterre que Louizi a dû comparaître, accompagné de son avocat, suite à la plainte déposée par Amar Lasfar, président de l’UOIF, de l’association et du lycée Averroès de Lille.

La juge d’Instruction a affirmé procéder à un examen de Louizi, “avant même qu’elle n’entende ma version ou qu’elle procède à examiner les éléments de preuves matérielles, en ma possession, appuyant le contenu de mes articles” pour le délit suivant : « Diffamation publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique ». Toutefois, cette mise en examen n’est pas forcément un préalable à une condamnation.

 

La plainte de Lasfar, leader en France des Frères musulmans, porte sur des articles publiés entre le 10 février et le 5 avril, dans lesquels Louizi dénonce les travers fondamentalistes de l’organisation dont il fut membre, et dont il a été précipitamment congédié après avoir élevé des doutes sur ses activités.

L’UOIF dément être la branche française de la confrérie égyptienne, ce que Louizi entend démontrer dans son blog, et affirme que l’Union s’inscrit dans la statrégie du “tamkine” (pour imposer la charia à l’ensemble de l’humanité en plusieurs phases).

 

Selon Louizi, “l’’UOIF instrumentalise l’enseignement privé, dit musulman, et l’enfance pour préparer ses élites et leaders islamistes de demain. L’objet est de faire de l’entrisme dans les différentes sphères de l’Etat pour faciliter l’influence et la domination rêvée, au nom d’Allah”, tout en détournant l’argent des Français et des financements du Golfe à des fins idéologiques et sectaires.